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Roger Federer — investisseur On Running, 3% d'une startup devenu 500 millions de dollars
🎾 Federer × On Running · 2019 → 2026

3% d'une startup.
500 millions de dollars.

La leçon d'equity que personne n'enseigne dans les écoles de sport.

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2026
6 min de lecture

Novembre 2019. On Running est une startup suisse que presque personne ne connaît. Un représentant frappe à la porte de Roger Federer avec une proposition : devenir ambassadeur, contrat classique, salaire fixe. Federer dit non. Il veut des parts.

Il prend 3% du capital. Investissement estimé à environ 50 millions de dollars. Aujourd'hui, cette participation vaut autour de 500 millions de dollars. Et depuis mi-2025, Forbes et Bloomberg confirment : Roger Federer est milliardaire. Pas grâce au tennis. Grâce à trois pour cent.

×10Retour sur investissement Federer × On Running en 7 ans50M$ investis en 2019 → ~500M$ estimés en 2026
Roger Federer avec les chaussures On Running The Roger — collection 2025, co-design actionnaire
The Roger Collection · On Running · co-design Federer · Hollywood Reporter 2025
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Ambassadeur ou actionnaire : deux destins radicalement différents.

Pour comprendre ce que Federer a fait, il faut comprendre ce qu'il a refusé. Et ce que refuser a représenté comme prise de risque en 2019.

Le deal classique — celui que presque tous les athlètes acceptent — ressemble à ça : un salaire annuel garanti, des royalties sur les ventes, et une fin de contrat prévisible. Federer a touché environ 130 millions de dollars avec Nike sur 20 ans. Sûr. Plafonné. Terminé.

Le deal actionnaire, c'est l'inverse : pas de garantie de revenu fixe, un risque réel (si On Running avait coulé, les 50M$ disparaissaient), mais un upside illimité. Tu possèdes une part de la croissance. Chaque euro de chiffre d'affaires supplémentaire fait monter la valeur de ta participation.

~130M$
deal ambassadeur Nike sur 20 ans — plafond atteint
~500M$
valeur participation On · 7 ans · pas de plafond
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On Running : la croissance la plus rapide du secteur.

Pour que le pari de Federer ait payé, il fallait que On Running explose. Et c'est exactement ce qui s'est passé — au-delà de toute projection raisonnable en 2019.

En 2019, On Running génère 267 millions de francs suisses de chiffre d'affaires. En 2021, la marque entre en Bourse à New York (NYSE, ticker ONON). Le premier jour, l'action gagne +46%. La capitalisation boursière atteint 6,5 milliards de dollars. La participation de Federer vaut déjà 330 millions de dollars — soit ×6,6 en deux ans.

En 2025, On Running dépasse les 3 milliards de francs suisses de revenus — soit ×11 par rapport à 2019. La valorisation boursière dépasse 19 milliards de dollars. On est devenue la marque running à la croissance la plus rapide au monde, et figure dans le top 3 du running premium mondial aux côtés de Nike et Adidas.

×11Croissance des revenus On Running entre 2019 et 2025267M CHF → 3 milliards CHF · NYSE ONON
On Running chaussures premium — top 3 mondial running, ticker ONON NYSE, croissance ×11 en 6 ans
On Running · Top 3 running premium mondial · NYSE ONON · Sportico 2025
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Le Super Bowl, Elmo, et la retraite qui ne s'arrête jamais.

Federer a pris sa retraite du tennis en septembre 2022. Sa valeur pour On Running, elle, n'a pas pris sa retraite.

En février 2025, On Running diffuse un spot publicitaire pendant le Super Bowl — le placement médiatique le plus cher et le plus regardé du sport américain. Federer partage l'écran avec Elmo (Sesame Street), dans un sketch sur le logo de la marque. Le spot est classé dans le top 5 des publicités les plus mémorables du Super Bowl 2025.

C'est ça, la vraie force de l'equity : Federer n'a plus à jouer. Il n'a plus à performer sur un court. Sa présence, son image, son histoire continuent de créer de la valeur — et sa participation dans On continue de s'apprécier pendant qu'il dort.

Un salaire a un plafond. L'equity n'en a pas.

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Roger Federer et Elmo — publicité Super Bowl 2025 On Running, spot le plus mémorable, placement Top 5
Roger Federer × Elmo · Super Bowl 2025 · On Running · Agence Flower Shop · AdNews
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Federer n'a pas inventé ce modèle.

Les athlètes-actionnaires, ça existe depuis longtemps. Mais peu ont exécuté aussi bien que Federer — et les exemples qui existent parlent tous le même langage.

LeBron James prend environ 1% de Beats by Dre en 2008 en échange de promotion. Apple rachète Beats en 2014 pour 3 milliards de dollars. LeBron touche environ 30 millions de dollars — pour une participation qu'il avait négociée avant même que tout le monde sache ce qu'était Beats.

Magic Johnson ouvre 125 franchises Starbucks en 1998 dans des quartiers où la chaîne n'avait pas osé s'implanter. Il les revend en 2010 pour 100 millions de dollars. Pas un contrat ambassadeur. Un investissement entrepreneurial.

David Beckham négocie en 2007, dans son contrat MLS avec les LA Galaxy, une option d'achat d'une franchise MLS pour 25 millions de dollars. Il crée Inter Miami en 2020. La franchise est aujourd'hui valorisée à plus d'un milliard de dollars — avec Lionel Messi en tête d'affiche.

~30M$
LeBron / Beats by Dre ~1% → Apple 3Mds$
+1Mds$
Beckham / Inter Miami option 25M$ en 2007
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La vraie leçon : posséder, pas performer.

Ce que Federer, LeBron, Magic et Beckham ont compris, c'est que la carrière sportive a une durée limitée — mais un actif bien choisi continue de s'apprécier indéfiniment.

Un athlète qui signe uniquement des contrats ambassadeurs échange son temps et son image contre de l'argent. Quand la carrière s'arrête, les contrats s'arrêtent. Quand il est actionnaire, il possède une part de la croissance future de l'entreprise — qu'il joue encore ou non.

Michael Jordan gagne aujourd'hui plus chaque année grâce à Jordan Brand chez Nike qu'au sommet de sa carrière de joueur. Il a pris sa retraite en 2003. Jordan Brand génère toujours plus de 3 milliards de dollars de revenus annuels. Il touche des royalties sur chaque paire vendue.

Concept économique

Equity (prise de participation)

Détenir une fraction du capital d'une entreprise. Contrairement à un salaire ou un contrat de sponsoring — qui sont des flux fixes et plafonnés — l'equity est un actif dont la valeur fluctue avec celle de l'entreprise. Si l'entreprise croît, la valeur de la participation croît proportionnellement. Il n'y a pas de plafond — mais il n'y a pas de garantie non plus. C'est un pari sur la croissance future.

Federer a pris ce pari en 2019. La startup était inconnue. Le risque était réel. Et le retour est historique : milliardaire à 43 ans, deux ans après sa retraite du tennis, grâce à un pourcentage d'une marque de chaussures zurichoise.

La question qui reste ouverte : en 2019, tu aurais eu le courage de refuser Nike — et de mettre 50 millions sur une startup que personne ne connaissait ?

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